Une association de solidarité
Découvrez notre histoire
Arrivé à Paris en 2003, Robinson, est héhergé à proximité d'un foyer de travailleurs migrants (FTM). Ces foyers, logements sociaux rebaptisés aujourd’hui résidences sociales, ont été créés dans les années 1950 par l’Etat français pour héberger les travailleurs nord-africains (travailleurs isolés, c'est-à-dire séparé de leur famille restée au pays d'origine) venus en renfort pour pallier le manque de main d’oeuvre sur des métiers en tension. Pour une grande majorité d’entre eux, ces travailleurs arrivaient et arrivent aujourd’hui encore en France en situation d'analphabétisme ou d'illétrisme.
Robinson Ngah Essoh fait le constat de la difficulté de ces travailleurs migrants à s’intégrer du fait de la barrière de la langue et par conséquent de l'exclusion numérique.
Il va alors lancer en octobre 2011 Keur Kamer : Keur pour maison (en afrique de l’ouest) et Kamer pour peuple (en afrique de l’est). La maison du peuple est née.
"Face au constat de l'exclusion numérique des travailleurs hébergés dans des foyers au moment où la France commençait à dématérialiser les démarches administratives, la création de Keur Kamer a été pour moi une évidence. Et c'est grâce à une succession de rencontres avec le responsable du foyer du 13è arrondissement puis, par son intermédiaire, avec le responsable du développement social d'Adoma auquel j'ai présenté cette problématique d'exclusion, que le projet a pu voir le jour concrètement : mise à disposition dans un premier temps d'une salle permettant de réunir les migrants, puis gain d'un appel à projet permettant à l'association de se voir offrir des ordinateurs neufs pour remplacer ceux acquis de seconde main au moyen des cotisations des membres. La Mairie de Paris, informée de cette action, nous a alors proposé d'intégrer le réseau inclusion numérique de Paris qui regroupe la Mairie de Paris, la CAF, France Travail, la CPAM, la CNAV et d'autres associations. Depuis, elle renouvelle les ordinateurs une fois amortis."
Robinson Ngah Essoh, Président fondateur de Keur Kamer
Quelles sont les missions de l’association ?
Keur Kamer est une association de solidarité dont l’objet est l’accompagnement, l’aide à l’insertion et la promotion de la participation citoyenne des migrants à la vie sociale, culturelle, associative et politique en lien avec d’autres associations présentes à Paris. Fondée dans le 13è arrondissement, les activités de l’association sont hébergées dans des structures sociales, de type Adoma (organisme en charge de la gestion des foyers de travailleurs africains), Aurore (association qui accueille et accompagne vers l’autonomie des personnes en situation de précarité ou d’exclusion via l’hébergement, les soins, l’insertion sociale et professionnelle), Antin Résidences (opérateur global du logement social qui construit, loge, gère et accompagne les résidents) et CHU (centre d’hébergement d’urgence). Ces structures sont installées dans des quartiers politiques de la ville.
l'association
- Keur Kamer accompagne en priorité les résidents logés dans les structures sociales, mais également les publics des quartiers prioritaires de la ville de Paris, dans l’apprentissage du français et de l’informatique.
- Des permanences administratives et sociales quant à elles, sont organisées et réservées aux résidents des résidences Adoma, Aurore et Antin Résidences situées dans le 13è, 15è, le 17è, le 18è et le 19è arrondissement de Paris.
- Keur Kamer promeut également le développement de partenariats pour des projets communautaires en Afrique notamment dans les domaines de l’agriculture durable et de l’accès aux ressources essentielles (eau, énergie) et de la protection de l'environnement.
- Keur Kamer est composée d’un conseil d’administration et de pôles de compétences opérationnelles dont les membres sont des permanents bénévoles, chargés de l’organisation et de la gestion de l’association.
Les cours de français et d’informatique sont dispensés par des bénévoles de divers profils qui assurent également les permanences d’aide aux démarches en ligne. Ils sont secondés dans leurs actions par des jeunes en service civique et ainsi que par des stagiaires. Pour les projets gérés au Cameroun, le Président s'appuie sur les organisations locales, ainsi que sur le soutien des autorités.
Partenaires
L’Etat, le conseil régional, la Mairie de Paris sont partenaires de Keur Kamer et soutiennent ces projets. L’association candidate également régulièrement à des prix dans le cadre d’appels à projets organisés par les fondations de grandes entreprises françaises. Les récompenses ainsi remportées permettent de développer les actions et financer d'autres projets.