Autonomie de la personne

Alphabétisation

Keur Kamer met à la disposition des résidents des foyers de travailleurs migrants des ateliers dans lesquels ils apprennent à lire et à écrire en français. La plupart de ces résidents sont des agents d’entretien et de propreté de la ville de Paris. Plusieurs savent juste écrire leurs données personnelles (demandées lors de la signature de contrat). Lors de ces ateliers d’alphabétisation, nous voulons par ricochet introduire des éléments de la culture française. Il est important et primordial de connaitre quelques éléments culturels du pays dans lequel on vit. La plupart des résidents des foyers de travailleurs migrants vivent en France depuis plus de 10 ans en moyenne et certains même depuis 20 et 30 ans. Ils vivent coupés de la société française dont ils ne connaissent ni la culture, ni l’histoire, ni les traditions.

Illettrisme

L'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme explique que l’illettrisme renvoi « aux personnes qui, après avoir été scolarisées, n'ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l'écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante ». Déjà en 2012, 7 % des 18-65 ans (Insee 2012), en France, étaient illettrés. Soit 2,5 millions de personnes. Plusieurs résidents des foyers de travailleurs migrants (même ceux ayant été scolarisés) ont des difficultés à aborder la société, la vie de tous les jours sans se faire aider. Que ce soit pour la lecture des horaires de trains, l’utilisation d’une carte bancaire, la lecture et l’exécution des instructions dans les lieux publics ou tout autre situation « simple de la vie courante ». Keur Kamer se donne donc pour missions de lutter contre ce fléau à travers des projets composites qui visent ensemble à rendre les résidents des foyers de travailleurs migrants plus autonomes.

 

Accès au numérique

Paris compte 45 foyers de travailleurs migrants, avec un parc de plus de 8600 lits répartis dans ces différents foyers ; ce qui équivaut à plus de 8600 personnes y résidant. Nos bénévoles, autant que le personnel d’Adoma, l’un des gérants de ces structures, ont recensé un manque crucial d’information et de sensibilisation à l’utilisation de l’outil informatique. Or L’administration, les divers services nationaux (et même internationaux) ainsi que le secteur de l’emploi évoluent dans un contexte de dématérialisation effective. Face à ce constat, il est donc primordial d’inciter et d’aider les résidents des foyers de travailleurs migrants à l’utilisation de l’outil informatique. Réduire la fracture numérique participe également à une meilleure insertion sociale.